| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
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| Publié le jeudi 6 octobre 2005" Si nous observons le monde, l'oeuvre du créateur, la chose peut-être la plus surprenante est l'infinie variété, la perfection et la beauté des différentes formes de vie, des insectes, des animaux, des plantes et des hommes et l'équilibre qui permet leur coexistence et leur mutuelle dépendance. Un animal ne tue jamais d'autres êtres vivants que ceux qui constituent sa nourriture ou parfois, dans sa propre espèce, ceux qui empiètent sur son territoire, son espace vital. Dans l'espèce humaine, comme dans les autres espèces, il existe un grand nombre de variétés, de races, de couleurs, d'aptitudes, de moeurs, mais aussi de cultures, de langages, de croyances, de religions. La notion fondamentale de liberté implique le respect de ces différences. Aucune espèce n'est en soi meilleure ou supérieure à une autre. En quoi les éléphants sont-ils supérieurs aux fourmis ? Mais, en tant qu'individu, ils ne sauraient être confrontés. C'est là que certaines idées simplistes sur l'égalité des hommes sont absurdes et néfastes, permettant au plus robuste, au plus malin ou au plus fanatique d'écraser ou de déposséder le plus faible ou le plus modéré. Toutes les théories sociales qui prétendent ne pas tenir compte des différences entre les races et les groupes humains dans la définition de leurs droits, aboutissent à l'écrasement des plus faibles, au génocide, à l'impérialisme. Ceci a lieu sur beaucoup de plans car la puissance agressive n'est pas seulement basée sur la force physique. Elle peut être technique, linguistique, religieuse aussi bien que raciale. " Alain Daniélou, La Civilisation des différences (Les cahiers du Mleccha) Éditions Kailash 2003, 180 p. Extrait : p.44-45. ISBN 2-84268-097-9 Par zénon • 2005-10-06 18:58:53 Permalien | Ajouter un commentaire • Citations, Réflexions |
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